A mon bon vouloir

A mon bon vouloir
Je voudrais savoir ce qu'il pense de mes silences, je voudrais savoir combien lui coûte cette ignorance, je voudrais lui faire taire ces violences. Penses tu à moi quand je ne suis plus à toi, dis moi si tu en as fini de penser à tout cela ...
Je voudrais tout entendre de ces soupirs plaintifs, je voudrais qu'il lui reste des brides de nos pensées cabossées, je voudrais boire à sa santé abîmée de ne plus savoir se tenir debout sur ses pieds. Penses tu à toi quand tu n'es plus à personne, dis moi si tu as fini de penser à tout cela ...
Je voudrais inventer des scénarios chaotiques pour lui rendre le sourire, je voudrais lui lancer des SOS pour me moquer de ces élans chevaleresques, je voudrais provoquer sa déraison pour être l'objet de son auto-destruction. Penses tu à hier quand souvent tu n'es plus rien, dis moi si tu en as fini avec tout cela ...
Je voudrais provoquer ses accès de colère pour qu'enfin il survive, je voudrais le tenir en laisse et lui construire une baraque au fond du jardin pour lui trouver sa place. Penses tu à demain quand sans grand mal, je t'aurais effacé de ma mémoire, dis moi si tu en as fini avec tout cela ... car dis toi que le temps n'efface pas tout.

# Gepost op maandag 23 november 2009, 10u29

critères de beauté

critères de beauté
Il paraît que tu es joli quand tu jouies
Il paraît que tu es joli quand je coule dans ta bouche comme une écume
Il paraît que tu es joli quand tu me crache dessus

Putain, t'es beau et je dis pas n'importe quoi
Putain, t'est con et je te dis pas combien ...


Il paraît que je suis jolie quand tu me réponds par merci
Il paraît que je suis jolie quand tu me décois, au nom de mon père
Il paraît que je suis jolie quand tu me regardes pas

Putain, t'es beau et je dis pas n'importe quoi
Putain, t'es con et je te dis pas combien ...


Il paraît que vous êtes beau quand je suis en larmes
Il paraît que vous êtes beau quand je vous pardonne vos faux pas
Il paraît que vous êtes beau quand je vous crache à la gueule, mes frères

Putain, t'es beau et je dis pas n'importe quoi
Putain, t'es con et je te dis pas combien ...

# Gepost op maandag 23 november 2009, 09u22

les pensées interdites

les pensées interdites
Penser à se quitter, et ne plus se lasser
Penser à se blesser, et ne plus s'en passer

Penser à ne plus s'aimer mais continuer de s'aider

Penser à se marier, et ne plus se regarder
Penser à s'embrasser, et ne plus se priver

Penser à ne plus s'aider mais continuer de s'aimer

Penser à s'enlacer, et ne plus se charmer
Penser à se détester, et ne plus se parler

Penser à s'exprimer, mais continuer de pleurer

Penser à pleurer, et ne plus s'étonner
Penser à le tuer, et ne plus s'arrêter

Penser à pleurer mais continuer à s'exprimer

Penser à s'exposer, et ne plus se sauver
Penser à s'imposer, et ne plus exploser

Penser à ne plus s'insulter mais continuer de hurler

Penser à simuler, et ne plus s'en cacher
Penser à s'enniver, et ne plus se détester

Penser à ne plus hurler mais continuer de s'insulter

Penser à rêver, et ne plus s'amouracher
Penser à tromper, et ne plus s'étonner

Penser à s'évader mais continuer de voler

Penser à s'évader, et ne plus s'enchaîner
Penser à danser, et ne plus se dépasser

Penser à voler mais continuer de s'évader ...

# Gepost op zaterdag 14 november 2009, 03u35

Gewijzigd op zaterdag 14 november 2009, 05u19

en blanc laiteux

en blanc laiteux
J'en invente les vers et les proverbes, quand toi seul m'inspire ces accords majeurs, fièvre au corps quand je te frôle juste pour une heure, pourvu que ta berge soit mienne. Moi seule la devine, je me démène à la garder entière et indemne. J'ai la fièvre au bout des doigts du feu de ton corps sous le mien, et pourtant rien ne t'atteins en profondeur plus que la chair enfouie dans les cyprès ...
Il y a mon âme à nu, quand tu me perces de ton arbalète. Oui, tu t'es pris pour un cupidon, du bien-pensant qui s'est vu doter de la flèche magique qui te rendrait irrésistible. Ton souffle chaud sur les abîmes de mon virage à 180 degré, j'ai viré ma cuti un soir d'été quand j'ai plongé ma tête dans les effluves sucrées du sirop d'orgeat. Il a coulé dans le fond de ma gorge, et s'est avalé insidieusement de mes lèvres closes sur ma goulotte, fontaine de jouvance qui se veut intarissable pour le plaisir des plus grands. Le blanc de tes oeufs devrait-il être l'exclusif ? je te préfère le parfum ennivrant et le touché de ce sein mou qui se perd dans ma main quand je le presse comme le mien et pourtant, je dévore la peau de tes bourses encore pleines de tes turbulences pour m'offrir le nectar fertile dont je suis avide. Notre intimité jetée sur fond de traînées visceuses et écoulées dans le fond de nos abajoues pour celui qui finirait par crever de soif en plein mois de décembre.

# Gepost op maandag 09 november 2009, 03u17

Gewijzigd op woensdag 11 november 2009, 05u34

la lettre noire

la lettre noire
lettre lugubre d'une épouse délaissée, adressée à cet homme, son mari infidèle ... Pour quitter son manteau d'infortune, elle préfère embrasser la mort.

Mon cher ami,
Les jours sont passés et l'Amour qui était née de notre rencontre devint de plus en plus brûlant. Je me consumais d'amour, tout mon être se faisait le lieu de ton culte. Mon besoin d 'amour se nourrissait de tes absence, elles devenaient insupportables et donnaient lieu à de terribles angoisses. Je convulsais de cette maladie dite d'amour. Mon unique antidote était aussi l'objet même de mon supplice ...


"Toi, amour. Ma seule ivresse. Mon unique faiblesse."

Je t'offre ma vie et je te donne mon corps. Mon coeur est ton sanctuaire. Tu y as aposé ton nom. Gravé dans les méandres de ma mémoire, tu as pris le contrôle. Tu as semé le doute d'un amour infidèle et tu as pour seul plaisir de me voir souffrir.

"Oh toi, amer et cruel. Toi, mon abject ami."


Qu'en est-il de ton sourire porcelaine, de ta séduisante allure. Seule perdure ta sublime. Mais mon ami, tu as perdu de ta vertue, ton seul bien intemporel car cette beauté si parfaite que tu promènes ne sera plus. Du temps qui passe, ne subsiste le règne d'unvieux sage où d'une immonde sorcière. La noirceur de ton âme imprégnée dans tes chairs et dans tes veines te rongeront le coeur.
Ne m'as tu donc jamais adoré ?


"Toi, mon seul plaisir amoureux. Tu es l'objet de mes supplices. Tu es mon roi maudit. Sournois et indélicat. Moqueur et manipulateur."

Les jours passaient sans que colère ne se fasse. Je continuais de t'aimer, mon éternel.Que mort se fasse le sceau de ma déraison celle de t'avoir tant aimé. Elle qui se fait plus douce que l'étrangeté de ta présence à mes côtés. Tu n'as jamais vu que ton seul plaisir, tu n'as jamais ressenti que ton unique amour propre.
Mes élans de tendresse sur ta personne n'auront provoqué que ton déni. Ma mort marquera la fin de ma misérable existence auprès de toi. Ta mystification à mon égard n'aura amusé que toi.


"Mon pauvre amour, je te dois mes larmes de sang ce soir."

Je te garde mes adieux, il n'y a pas plus indélicat qu'une mauvaise révérence. Je te fais la mienne sous le joug de ma funeste sortie.

"Mon ami, je te dis bonsoir et adieu."

# Gepost op zondag 19 juli 2009, 03u51

Gewijzigd op zaterdag 07 november 2009, 11u36